Il est mort. Ce petit bout de poils. Tôt ce matin. Attaqué sauvagement par un corbeau. Il a déchiqueté son cou jusqu'au sang.
Il est mort. Retrouvé raidi, les yeux grand ouverts. Et ma gorge serrée. Retenant mes larmes qui s'apprêtaient à faire couler leur flot.
Vous me direz " ce n'est qu'un animal ". Certes, il n'était arrivé qu'ici il y a 4 mois. Mais nos coeurs s'étaient entiché de lui dés le premier jour.
Les souvenirs en ce jour sont douloureux. J'ai mal au coeur. Et la culpabilité me ronge. Je n'étais pas là lorsque la douleur et la mort se sont emparées de lui. J'étais à milles lieux de penser que cela arriverait si vite.
Hier, je le regardais à travers les mailles du grillage, me disant que dés aujourd'hui, j'irais lui donner un compagnon de jeux. Il semblait le comprendre, et se réjouissait déjà de cela par des dizaines de bonds à travers son havre de paix. C'est étrange, mais je discernais un peu de bonheur dans ses yeux.
Aujourd'hui, les miens sont humides. Je m'en veux. D'avoir fait souffrir indirectement un petit être. De n'avoir pas été à la hauteur lors de son dernier souffle. Je ne pardonnerai jamais cet acte.
Je n'ai plus le goût à écrire. Mes mots pèsent lourds. Mon coeur s'est allourdi de peine.
C'est un 28 juillet bien triste. Strify s'en est allé. Quittant ce cocon que je lui avais tissé. Avec tout mon coeur, tu sais...